Victor Rouvre
The plant is isolated from its environment and placed directly on the surface of the scanner. This frontal contact records less a flower than a material: its folds, its translucencies, and the tensions within its form. The series gradually came to focus on the tulip, for its suppleness and its capacity for transformation. Through repeated manipulation, some compositions begin to bring out figures that were not sought from the outset. At times, I find silhouettes, painterly constructions, or forms that seem already present in our memory. As the image transforms, colour no longer simply describes the plant and begins instead to shift it elsewhere. The tulip remains recognisable, but becomes the support for other readings. The work lies in this gap: starting from a very concrete form and pushing its materiality until the images it contains begin to emerge.
Le végétal est isolé de son environnement et placé directement sur la surface du scanner. Ce contact frontal enregistre moins une fleur qu’une matière, ses plis, ses transparences et les tensions de sa forme. La série s’est progressivement concentrée sur la tulipe, pour sa souplesse et sa capacité à être transformée. À force de manipulation, certaines compositions font apparaître des figures qui n’étaient pas recherchées au départ. J’y retrouve parfois des silhouettes, des constructions picturales ou des formes qui semblent déjà présentes dans notre mémoire. À mesure que l’image se transforme, la couleur cesse de simplement décrire le végétal et commence à le déplacer. La tulipe reste identifiable, mais devient le support d’autres lectures. Le travail se situe dans cet écart : partir d’une forme très concrète et pousser sa matière jusqu’à faire émerger les images qu’elle peut contenir.
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